• Histoire de la rue Lissignol : Suicides chroniques chez les bêtes.

    Suicides chroniques chez les bêtes


    Renald résidait dans l’immeuble au-dessus du bistrot de La Sarine (un des dernier lieu public populaire dans le quartier. Surnommé « le bureau » par certains habitués.)
    Ce bonhomme était aigri et avait comme principale compagnie, Pincette, un petit chien malade, moche, nerveux, au cul merdeux et quasi aveugle.
    Le vieux Renald passait ses journées au bureau pour boire des coups avec les habitués. Quant à Pincette, la bête ne faisait pas grand chose de sa vie à part pisser et, monter et descendre trois étages.

    Un jour d’été l’animal a pété un câble. Renald buvait son verre quotidien en compagnie des pochards du coin laissant son chien chez lui au 3ème étage de la même bâtisse. L’animal, on ne sait pourquoi, tout d’un coup, se défénestre et s’écrase devant lui. Paf !

    Gros rassemblement autour de Pincette ; arrivée de l’ambulance ; enterrement ; condoléances. On ne saura jamais si le chien s’est suicidé.

    Quelque temps plus tard, des habitants lui offrent un petit chat, qui aime les câlins et reste tranquille à la maison.
    Résultat : le chat fait le même exercice que le défunt chien. On en conclut que les animaux domestiques n’ont pas d’avenir heureux dans le quartier.


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