• Histoire de la rue Lissignol : Le rat du Madone.

    Le rat du Madone


    De 1997 à 2004, la cave du 1-3 rue Lissignol est devenue la sulfureuse salle de concert alternative : le fameux « Madone Bar » dans lequel se sont produits de prestigieux et méconnus groupes de trash-core-punk-métal-rock.
    En octobre 2004, le local est mis sous scellés par le DJPS (département de Justice et Police). L’Association Civique Intempestive (ACI) qui regroupe les habitants de l’immeuble est désignée responsable de l’occupation illicite de ce lieu alors que, dans les faits, elle n’en avait plus le contrôle depuis quelques temps et tentait difficilement de reprendre la gestion de l’espace suite à différents incidents survenus (nuisances sonores principalement.)

    Les habitants peu résignés à abandonner ce lieu mythique aux mains de la justice, n’avaient guère le choix dans les faits,  mais l’intervention du rat du Madone allait raviver la flamme du désir de conquête!

    Un soir, lors d’une petite fête à l’Imprimerie, salle commune en dessus de l’ex-Madone Bar, quelques noceurs décident de dégonder la porte qui mène à la cave pour entreprendre une petite excursion et récupérer certains de leurs biens : amplis, piano, outillage. Parmi la bande, Fabien explore les lieux avec nostalgie et s’enfonce dans les couloirs aux murs imbibés d’alcool et de goudron. Tant de souvenirs réapparaissent de sa mémoire. En se faufilant dans un goulet, il voit un soupirail qui donne sur la cour intérieure.
    Une envie d’air frais le prend, et hop! il se glisse dans l’étroite ouverture pour accéder à l’extérieur. Le pauvre Fabien reste coincé et malgré ses cris, personne ne l’entend. A force de se débattre dans ce minuscule orifice,  grâce à sa taille fine et sa résolution à ne pas finir la soirée dans un trou, il réussit à s’en sortir. Il réapparaît au milieu de ses acolytes tel un rat des villes noir et gris, desséché, en sang, entre la vie et la mort. Depuis, on le surnomme le rat du Madone.

    NB : Les habitants sont toujours très énervés au sujet du Madone Bar. Malgré diverses tentatives de discussions avec le propriétaire (La Ville de Genève) pou récupérer en toute légalité la gestion de la cave, les habitants ont perdu gain de cause en faveur d’un jeune pseudo-photographe qui organise des soirées R&B et s’amusent bien avec ses copines en les maltraitant le reste du temps. En plus, c’est le seul usager qui a un bail. Il n’y a plus qu’à s’marrer des paradoxes de la justice!


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